Patrick Martin-Genier
Rue Grolée : il y a urgence !
Il était une fois un rêve immobilier issu de la vente du patrimoine de la ville de Lyon : faire de la rue Grolée un espace dédié au luxe…
La ville de Lyon commençait ainsi par se défaire de ses bijoux de famille, c’est-à-dire les superbes appartements bordant cette rue, en les vendant au groupe Cargill. Toutes les familles n’étaient pas cependant les plus riches, puisque certaines bénéficiaient encore du régime des loyers de la loi de 1948…Au plus fort de l’optimisme ambiant, la société foncière des Docks lyonnais, après avoir racheté les rez-de-chaussées et premiers étages à la société Cargill au prix fort, envisageait de commercialiser une trentaine de locaux commerciaux haut de gamme même si ses dirigeants démentaient vouloir y réaliser une deuxième avenue Montaigne de Paris.
Quelques années plus tard, il n’y a toujours aucune enseigne. La seule qui s’y était installée, l’enseigne Zilli, s’en va, laissant le quartier en plan et ses habitants en désarroi. La rue Grôlée semble devenir une quasi-friche que des images géantes accolées aux vitres des ex-magasins cachent pudiquement, dans l’espoir que les tags ne s’y installent pas.
Entre temps, ce quartier a subi un réel préjudice : les commerçants qui constituaient le fondement de la vie de quartier sont partis, contraints judiciairement et au final chassés par les prix exorbitants qui étaient exigés d’eux. La vie de quartier a disparu. Cela pourrait paraître presque « normal » si ce pâté de maison était en zone rurale. Mais non, il s’agit de l’hyper-centre de Lyon, à proximité immédiate du quartier d’affaires de la Presqu’île, avec les symboles de la puissance financière : la Bourse et la Banque de France qui, il est vrai, va elle aussi partir…La chambre de commerce est également située à proximité et voit, impuissante, mourir à ces pieds toute activité commerciale…
Le sort réservé à cette partie de la Presqu’île frise le scandale. On a vendu le patrimoine lyonnais sans s’occuper du devenir des habitants de la Presqu’île, un peu de la même façon que le dossier de l’hôtel-Dieu a été « géré » si l’on peut dire…Et ce au moment où le centre commercial de Confluence vient d’ouvrir et alors que l’on attend encore un nouveau quasi-centre commercial à l’Hôtel-Dieu…
Le problème est que la zone de chalandise de la Presqu’île risque bientôt d’être saturée : il n’y aura pas deux carrés d’or avec des enseignes de luxe, comme il en existe autour de la place des Jacobins, notamment rue Gasparin où se trouvent les enseignes Cartier et Hermès…Le directeur régional d’Eiffage, aménageur de l’Hôtel-Dieu, nous faisait savoir lui-même déjà l’année dernière que l’ambition des commerces destinés à s’installer dans l’ancien hôpital serait revue à la baisse, soit un cran en-dessous de ce qui était envisagé. Quid de la rue Grolée ? comment le devenir commercial de cette rue va-t-il se positionner entre ces deux autres pôles, sans compter la rue de la République et la rue Victor Hugo ?
Après avoir tout vendu au secteur privé, la ville de Lyon n’a plus de marge de manœuvre : que peut-elle faire dans un système où règne la liberté du commerce et de l’industrie, voire celle de la spéculation ?...
Le projet de la rue Grolée tel qu’il avait été imaginé il y a de cela trois ans a définitivement vécu. Si les Docks lyonnais, qui viennent de subir une sorte de révolution de palais, veulent sortir de ce mauvais pas, ils vont devoir revoir à la baisse les loyers exigés des commerçants et donc, fatalement, renoncer au luxe. Pour y installer des magasins de vêtements ? Pour y faire une Rue de la République prolongée ?
N’est-il pas temps d’imaginer autre chose : il manque de commerces de proximité en Presqu’île ; il pourrait aussi être envisagé l’installation d’équipements collectifs. Et si la ville de Lyon se « rachetait » en louant elle-même des surfaces au rez-de-chaussée pour y installer des structures publiques ou semi-publiques ?
Plusieurs solutions pourraient être envisagées à condition de faire preuve d’imagination et de volonté politique. Il en va du devenir des habitants de la Presqu’île mais aussi de l’équilibre socio-économique de cette partie de l’agglomération dans les vingt ans qui viennent !
Pour sa part, notre association, qui a su ces derniers mois montrer qu’il fallait compter avec elle, ne se résout pas à cet échec et entend faire preuve d’initiatives dans les prochains mois à ce sujet. En premier lieu, la réalisation d’un audit commercial pourrait être proposé à la chambre de commerce et d’industrie. En second lieu, elle pourrait suggérer l’intervention de sociétés d’économie mixte dans ce quartier, voire l’exercice du droit de préemption urbain pour redynamiser la rue Grolée.
Patrick Martin-Genier
Président de l'Association centre presqu'île de Lyon
André Gerin
Le PCF doit parler haut et fort du nucléaire civil
Les questions de l’Energie, en particulier la production de l’Electricité sont de toutes les actualités, accord PS et EELV, position de l’UMP et interventions permanentes, de Fillon, Besson et Xavier Bertrand… sur le sujet montrant les incohérences de cet accord et mettant toute la gauche dans le même sac, même Marine Le Pen sur le 20h s’exprime sur le sujet du nucléaire. Et nous ??? Est-ce le fait que nous soyons dans le Front de Gauche que nous nous exprimons timidement sur le sujet ? Nous ne pouvons pas nous satisfaire du passage sur l’énergie contenu dans le programme du Front de Gauche qui ne traite pas complètement le sujet. Nous sommes conscient du désaccord qui subsiste à l’heure actuelle et qui n’est pas marginal, avec notamment le Parti de Gauche sur le sujet. Ce dernier s’exprime notamment par ces Elus qui bien font une caricature du sujet, en opposant les salariés de la sous-traitance dans le nucléaire à ceux d’EDF qui défendraient leur prés carré.
Oui pour nous Militants Communistes, la production de l’Electricité ainsi que son accès sont des enjeux de Société fondamentaux. Sans Electricité, pas d’éducation, pas de chaine de froid alimentaire, pas de vaccins, pas d’accès à la santé, pas d’eau potable, pour certain pas de chauffage et sur tout pas de tissus industriel donc pas d’emploi….
Il faut sortir l’accès à l’énergie de la sphère marchande. L’Energie n’est pas une marchandise, la loi de la concurrence ne peut pas répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux. On le voit avec la libéralisation du marché en Europe. Donc la question n’est pas d’augmenter le prix de l’Energie pour obliger à réduire sa consommation ce qui créera encore plus d’inégalités entre ceux qui possèdent et les autres, mais bien l’accès pour tous à l’Energie à un prix le permettant. C’est en autre ce qui a prévalu avec la Loi de Nationalisation d’EDF et GDF en 1946.
En France plus de 3.7 millions de foyer sont déjà en précarité énergétique, soit plus de 10 millions d’habitants. Chaque année 150.000 foyers sont exclus de l’accès à l’Electricité car coupés pour impayés !
Oui bien sur qu’il faut encourager les économies d’Energies, notamment de l’Electricité afin de ne pas gaspiller un bien précieux. Cependant faire croire que grâce à cela, nous répondrons aux enjeux environnementaux et aux besoins de chacun est un leurre. Un petit éclairage sur le sujet, un habitant de Vaux en Velin consomme 3 fois moins d’Electricité qu’un habitant de Charbonnière et pourtant ces appareils Electriques sont bien souvent plus énergétivores.
La consommation d’Electricité va être en augmentation sur toute la planète. Si nous voulons réduire l’impact du charbon et du pétrole pour agir sur la production de CO2, l’Agence Internationale de l’Energie estime qu’il faudra, une augmentation de la production l’Electricité et produire 35.000 TWH contre 27.000TWH actuel, soit +29,62%,(La France produit 550TWH) avec une diminution du poids des Energies Fossiles pétrole et charbon. En 2008, le pétrole et le charbon (32%) représentaient 75% du Mixte Energétique. En 2035 ces Energies Fossiles devraient représenter 55%. Le nucléaire en 2008 représentait 2.731 TWH (13,8%), en 2035 se sera 4.900TWH, soit une augmentation de 50% de la production nucléaire en 30 ans.
La Région Rhône Alpes avec un peu plus de 25% de production est la première Région de France pour la production d’Electricité. Elle consomme environ 63 Téra Watt Heure, soit + de 11% de laproduction Française. La consommation d’Electricité de l’industrie (très Haute tension et Haute tension) en Région Rhône Alpes est de plus de 44TWH, soit la première Région de France. La consommation basse tension (usagers domestiques, artisans, collectivités locales) est de 18 TWH soit la deuxième Région en France. Pour indication les Centrales Nucléaires de Bugey et de Tricastin produisent annuellement entre 40 à 50TWH de production d’Electricité. Les 130 Eoliennes installées en Rhône Alpes c’est 0.683TWH an. Le Schéma Régional Air Climat Energie a comme objectif très favorable d’installer 350 Eoliennes en Région avec comme objectif de produire 1.5TWH ans.
Il ne faut pas sortir de polytechnique pour s’apercevoir, que les ENR ne peuvent pas remplacer notamment Tricastin et Bugey et que les économies d’Energie ne peuvent pas être la seule réponse au sujet.
Il faut être clair, et dire que si nous voulons garder un tissus Industriel avec des Industries Energétivores (qui au passage mettent en œuvre de nouveaux procédés réduisant leur consommation qu’il faut encore développer) en Région, promouvoir les transports en commun (Métro, Tram, TER) faire le TGV Lyon Turin, transférer les camions sur le rail, avoir une activité touristique en montagne… il va falloir produire au moins autant si non plus d’Electricité. Donc les Centrales Nucléaires nous les remplaçons par quoi, en l’état actuel des Recherches, de nos Connaissances ?
La seule réponse à ce jour, c’est le choix des Allemands soit construire des Centrales Thermique à Flamme, type charbon ou fuel, le gaz pose problème car les canalisations ne sont pas suffisantes pour transporter tout ce gaz.Aussi les investissements dans le réseau seraient énormes, de plus nous achetons déjà pour 12 Milliards d’Euros de gaz annuellement, cela conduirait à acheter pour plus de 36 Milliards d’Euro de gaz. L’achat de l’uranium c’est 1 Milliard d’Euros par an. La question de la balance Economique est aussi à prendre en compte. Pour information la banque Allemande d’investissement estime à plus de 250Milliards d’Euros le coût du choix Allemand de sortit du Nucléaire à l’heure l’ou on nous parle d’explosion de dette dans chaque Pays, une tel mesure serait payée par qui ?
Par ailleurs, les Centrales Thermiques à Flamme, même avec les nouvelles technologies dites "propres", ne sont pas exemptes d'émanations de CO2 et de GES ; dans un cadre mondial de réchauffement climatique, on ne peut pas ignorer que le Nucléaire reste une Industrie sans effet sur le CO2 et les GES"D’ailleurs sur le sujet un intéressant dossier de presse traite d'une étude récente de l'UFE, « quels choix pour la France ? ».
Toujours sur notre Région une Agglomération comme le Grand Lyon c’est un peu plus de 10TWH de consommation annuelle. Une production moyenne de 10TWh (10 milliards de KWH) sur une année peut être obtenue avec l’un des moyens de production suivants (même si les comparaisons entre filières de production sont délicates ; les grandeurs présentées ici ne sont donc que des estimations, reposant sur des moyennes de rendements et de durées de fonctionnement) :
– Thermonucléaire c’est un peu moins de 1.5 x 1 tranche de 900MW (type Bugey, Tricastin, Cruas)
– Eolien 2.000 Eoliennes d’une puissance de 2MW (équivalent de 2.500heures, pleine puissance par an)
– Photovoltaïque 10 millions d’installations de 10 m², d’une puissance de 1kw pour 10m² (rendement annuel moyen de 1MWH/ 10m²)
– Thermique à flamme
Biomasse 16 millions de tonnes de bois
Charbon 3.5 millions de tonnes
Pétrole 2.2 millions de tonnes
Gaz 1.6 milliard de m³
Il serait aussi nécessaire d’aborder le Statut de tous les Salariés de l’Energie, le Pôle Public de l’Energie pour des Nouvelles Nationalisations notamment des Energies, les Concessions Hydraulique, le développement des ENR et des Filaires Industrielles ENR Française, les Concessions de Distribution, des Taxes qui pesent sur l’Electricité TCFE (ancienne TLE) la CSPE….. Le sujet est bien plus vaste que le Nucléaire mais celui-ci à l’heure actuelle est incontournable.
Pour ne pas être plus long, nous Communistes de l’Energie nous souhaitons avoir un débat rapidement avec nos Partenaires, en tout état de cause avant les Elections Législatives voir Présidentielles. Non l’Energie Nucléaire n’appartient pas à un Parti. Bien que les Médias mettent en exergue la droite comme défendant le sujet, ces questions d’Energies qui sont inscrites dans le Programme du Front de Gauche qui souhaite un Grand Débat avant un Référendum sur le sujet, mérites effectivement des réponses claires des Partis pour proposer une vraie Politique de Gauche en réponse aux besoins des Populations.
Quid des Candidats Communistes aux Législatives, engagés au nom du Front de Gauche ; sont-ils condamnés à devenir schizophrènes ?"
Dans l’état actuel nous n’aimerions pas nous retrouver à faire le choix lors des Législatives entre une Droite voir UMP et une Gauche (PS, EELV) voir un Front de Gauche sombrant dans l’anti nucléaire.
Les Communistes Militants dans l’Energie de la Région Rhône Alpes.
Signataires au 21 NOVEMBRE 2011
Gilles Pereyron, Mickael Fieschi, Michel Servonnet, Daniel Laurent, Georges Blonde, Alain Buet, Pascal Lazarre, Didier Garnier, Maud Millier, Déborah Greffe, Jean Luc Fargier, Gilles Benateau, Gérard Martin, Maxime Villota, Fréderic Puech, Fabien Poncet, Olivier Decocq, Jérome Bation, Héléne Troncin, Sylvain Fallot, Stéphane Berger,
Thierry Philip (PS), maire du 3e arrondissement
Qui est incompétent ? François Hollande ou Madame Nora Berra ?
Madame Nora Berra n’a pas écouté le débat socialiste sinon elle saurait que François Hollande a parlé de la sécurité sociale. On lui pardonnera car c’était d’un niveau de compétence globale qui l’aurait vite dépassée.
Elle n’était pas non plus à Gustave Roussy, sinon elle aurait pu entendre ce que pensent les acteurs hospitaliers du plan cancer Sarkozy (baisse des tarifs, échec du dépistage, absence totale de vision européenne, institut du cancer qui ne trouve pas sa place, etc…).
Les professionnels sont ébahis de la communication du gouvernement qui, ayant pris la sécurité sociale avec 9,5 milliards de déficit, arrive à expliquer qu’un déficit de 14 milliards après 5 ans c’est un gros progrès.
Madame Nora Berra est sûrement tellement compétente qu’on ne l’a pas jugée apte à prendre en charge le dossier de la dépendance (d’ailleurs abandonné, ce qui est irresponsable).
Comme chacun le sait, elle est quasiment interdite de parole à Paris par son ministre de tutelle suite à ses déclarations incompétentes en particulier sur le Médiator.
Cela lui permet de s’exprimer à Lyon où de plus en plus elle fait office de commentateur de la vie politique.
François Hollande est un acteur compétent et responsable qui aura l’occasion de s’exprimer sur la santé comme il l’a fait très clairement à Villejuif la semaine dernière. Je ne manquerai pas d’envoyer à Madame Berra le contenu qui lui montrera ce qu’est une vision de la politique de la santé.
Madame Nora Berra n’est pas du niveau pour être interlocuteur de François Hollande qui, lui, parle aux Français et qui demain interpellera, s’il est choisi, le président de la république.
Thierry Philip (PS), maire du 3e arrondissement de Lyon
François-Noël Buffet, sénateur-maire d'Oullins
Grand Stade : Et si Lyon s’éveillait…
S’il ne doit y avoir qu’une seule idée qui fasse consensus sur le projet de l’Olympique Lyonnais, c’est bien qu’aujourd’hui le Grand Stade est devenu un outil essentiel pour le développement de notre territoire. Malgré les rénovations mises en œuvre pour la Coupe du monde de 1998, la France accuse en effet un immense retard au niveau de ces équipements pour accueillir de grands événements internationaux ainsi qu’un public plus large avec la sécurité, la convivialité et le confort requis. Je n’ai, pour ma part, jamais changé d’avis à ce sujet en affirmant chaque fois que c’était nécessaire que j’étais favorable à ce que l’OL se dote d’un grand stade, à la mesure de ses ambitions sportives et de ses perspectives de développement, pour le bénéfice de l’agglomération.
Tout aussi inlassablement, je répète depuis des mois que ce dossier court un grand danger, conséquence d’une gouvernance déplorable de Gérard Collomb menée en dépit du bon sens et des règles élémentaires de procédure. Deux enquêtes publiques, aux conclusions sévères, annulées sur la forme comme sur le fond, et une troisième sur le point d’être lancée alors que le président du Grand Lyon conditionne l’échéancier du chantier à la signature par l’Etat de la déclaration d’intérêt général (DIG). Une véritable escroquerie intellectuelle puisque la DIG n’influe en rien sur la délivrance du permis de construire qui repose sur les règles d’urbanisme fixées par le Grand Lyon et la modification de son PLU !
Jour après jour, Gérard Collomb hypothèque ainsi notre patrimoine et retarde le développement de notre territoire par la seule faute d’une attitude aussi légère qu’autolâtre. Lorsqu’un projet fonctionne vous ne manquerez jamais de le voir se tresser une couronne de lauriers, tout aussi sûrement que si le projet échoue vous l’entendrez désigner dans l’instant un bouc émissaire. C’est là une chanson dont l’air commence à lasser les Grands Lyonnais ! Ce n’est, quoi qu’il en soit, pas ma conception de la responsabilité publique et encore moins ma vision du développement de l’agglomération.
Pour attirer les entreprises dans le Grand Lyon et conserver sur notre territoire celles qui y sont déjà implantées, nous devons promouvoir un nouveau modèle de développement régional et métropolitain qui soit dynamique, compétitif, équilibré et pérenne, et qui prenne en compte le contexte économique actuel. Un projet comme celui de l’OL répond à ces différents critères, il permet de capitaliser sur les forces de notre région en termes de rayonnement sportif et, parallèlement, de mener une gestion rigoureuse de nos ressources qui réponde à la fois aux attentes des habitants et aux besoins de développement du territoire à travers ses infrastructures. Autant de qualités qui renforcent l’attractivité du Grand Lyon auprès des investisseurs.
En 2010 Lyon n’occupe en effet que la 19e place dans le classement Cushman et Wakefield des 36 villes européennes les plus attractives (derrière Milan, Lisbonne et Manchester) et c’est sur le critère « Climat économique créé par les autorités » que la Cité des Gaules subit sa plus forte chute, passant de la 18e à la 33e position. L’Aderly n’a ainsi concrétisé que 66 implantations d’entreprises étrangères en 2010, soit seulement 482 emplois. En compétition avec des villes différentes pour chaque projet, Lyon subit notamment la concurrence frontale de Genève au niveau international et de Lille au niveau national. Une hérésie pour notre agglomération idéalement située au carrefour de la Méditerranée et des Alpes sur les axes européens stratégiques, à moins d’une seule journée de route pour 180 millions d’Européens.
C’est pour cette raison que je défends tous les projets qui vont dans le sens d’une logique métropolitaine de développement et notamment le projet de l’Olympique Lyonnais, aujourd’hui à la croisée des chemins. Il tire l’agglomération vers le haut, participe à donner au Grand Lyon la place qu’il mérite sur la scène internationale et porte en lui tous les atouts dont notre territoire a besoin : un rayonnement international fort, des équipements structurants éco-responsables, variés et pérennes, des emplois, de la création de richesse et un effet de levier. Allons-nous laisser cette chance nous échapper ? Allons-nous laisser ce projet patiner lamentablement comme tant d’autres sous cette mandature ou Lyon va-t-elle enfin s’éveiller? J’ai la conviction que l’heure est venue pour une autre façon de faire.
François-Noël Buffet
Sénateur du Rhône - Maire d'Oullins
Président du groupe "Ensemble pour le Grand Lyon"
Christophe Geourjon, Conseiller municipal de Lyon
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais …
Billet d’humeur !
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais …
Hier, lors du conseil municipal du lundi 13 septembre, nous avons eu une nouvelle illustration de l’égocentrisme du Monsieur le candidat à la Mairie de Lyon. Comme d’habitude Gérard Collomb ne juge pas utile de répondre aux légitimes questions
posées par les élus, comme d’habitude il préfère le registre de l’ironie ou du mépris au débat, comme d’habitude il considère les autres élus comme sans importance y compris les élus de sa majorité, comme d’habitude lui seul à la bonne réponse, mais désormais, il n’arrive même plus à concilier ses ambitions nationales qui le réclament à Paris et les responsabilités qu’il a prises devant les Lyonnais.
Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un sommet du mépris : Conseil municipal avancé à 15 heures cause ‘TGV du Maire’, mais commencé à 15h30 ; à partir de 18 heures Gérard Collomb n’avait plus qu’un seul centre d’intérêt : sa montre ! Les rapports n’avaient plus d’intérêt, les intervenants moins encore, une seule chose comptait : ne pas rater le TGV de 19 heures. A 18 heures 15 il ordonne à son chef de cabinet de demander ‘discrètement’ aux prochains orateurs d’écourter leurs interventions.
Monsieur Collomb, permettez moi de vous rappeler que si vos rendez-vous Parisiens sont plus importants que les dossiers des Lyonnais vous pouvez déléguer la Présidence des débats à l’un de vos adjoints (vous en avez plus de 20 …).Trop pressé et obnubilé par son TGV il refuse de donner la parole à Patrick Huguet (groupe « Ensemble pour Lyon ») qui souhaitait exercer son droit de réponse, il clôt le débat brutalement et part prendre son train. Sur le pas de la porte il cède la présidence à son 1er adjoint. A la suite de cela le groupe « Ensemble pour Lyon » a quitté la séance.
Cette attitude n’est pas digne d’un élu responsable, cette attitude n’est pas digne d’une démocratie. Je me souviens que lors du 1er conseil municipal, alors que je souhaitais reprendre la parole, Gérard Collomb m’avait indiqué que le conseil municipal n’était pas un lieu de débat… C’est pour protester contre cette attitude despotique et méprisante que j’ai également décidé de quitter la séance.
Ceci est d’autant plus choquant que le débat qui s’amorçait concernait la lutte contre les discriminations et en particulier le sort fait aux Roms, sujet d’actualité délicat, sujet aux conséquences humaines importantes. Un sujet qui mérite un peu plus d’attention de la part du Maire de Lyon, un sujet qui mérite un débat posé et respectueux.
A titre personnel, fidèle à l’héritage humaniste du centre droit, j’estime qu’il n’est pas acceptable d’opposer une communauté à une autre, qu’il n’est pas acceptable de stigmatiser une communauté, qu’il n’est pas acceptable de fixer des objectifs d’expulsion aux Préfets. A l’inverse les lois existantes doivent être appliquées pour tous avec la même énergie. Un squat est illégal quel que soit l’origine des ‘squatters’, et notre législation, notre procédure judiciaire doit s’appliquer.
Au delà, je trouve que de part et autre de l’échiquier politique les postures sont hypocrites et l’instrumentalisation qui est faite des Roms ou plus généralement de la notion au combien flou ‘ Français d’origine étrangère ’ relève de calculs électoralistes malsains.
Christophe Geourjon
Conseiller municipal de Lyon
Conseiller communautaire du Grand Lyon
BREVES
(Il est par ailleurs Adjoint au Maire du 6° arrondissement et non simple conseiller d'arrondissement ;-) )
