Le 11 avril 2012, nous avions publié un éditorial relatif à la disparition du grand résistant, en mettant en exergue les tentatives maladroites et malvenues de récupération politique par la plupart des candidats à l’élection présidentielle. "On est en période électorale donc ça n'est pas convenable de se récupérer sur un cercueil avec un discours politique parce que mon père ne le souhaitait pas, parce que c'est un résistant donc ce sont des résistants qui parlent", a indiqué sa fille Elisabeth Helfer-Aubrac ce matin sur France Inter.
Quelques jours après Lise London (lire ici), c’est une autre grande figure de la Résistance qui a disparu hier, mardi 10 avril 2012, à l’âge de 97 ans : Raymond Aubrac. Cofondateur du mouvement "Libération Sud", il était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire, avec un certain Jean Moulin.
Il y a un peu plus d’un an, une correspondante lyonnaise de Libération avait cru judicieux de sonner la charge contre notre journal, m’accusant au passage d’être un antisocial peu rompu au dialogue avec les journalistes. Notre rédaction y était décrite, sous sa plume vengeresse, comme devant "composer avec un directeur de la publication" adepte de "la remontée de bretelles et du recadrage musclé".
Les primaires "citoyennes", avec près de 2,5 millions d'électeurs, constituent un vrai succès pour les socialistes et plus largement pour la démocratie. Chaque fois que le peuple est consulté on ne peut en effet que s'en réjouir et même l'UMP, qui avait un temps raillé cette innovation, s'est rangée à cet avis.
Un petit local en bas des pentes de la Croix-Rousse. L’équivalent en francs de 12 000 euros. Beaucoup d’envie et de volonté, évidemment. Mais surtout, surtout… un petit ordinateur Macintosh. En 1994, c’étaient les moyens dont nous disposions pour la création de Lyon Capitale.
Nul n’est prophète en son pays. C’est donc en Libye, flanqué du grand philosophe Bernard-Henri Lévy, que Nicolas Sarkozy se fera acclamer en « sauveur » au cours d’un voyage éclair soigneusement orchestré.
A l’occasion de notre enquête sur le scandale immobilier de la clinique du Parc (voir Lyon Capitale du mois de septembre), le maire de Lyon a franchi hier une étape supplémentaire. Délaissant ses habituelles saillies sur les "calomnies de Lyon Capitale", il a cru bon cette fois attaquer publiquement Christian Latouche, seul actionnaire de notre titre.
Le député PS et ancien ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant vient de dévoiler son rapport sur le cannabis, fruit du travail d'une dizaine de parlementaires. Lesquels ont auditionné des policiers, des magistrats, des sociologues, des addictologues et des malades. Plaidant pour une légalisation contrôlée par l’État pour mieux lutter contre les dangers du haschich, ces parlementaires appellent à "sortir de l'hypocrisie". La droite est contre. La gauche divisée.
Cesare Battisti est libre. Après trente années de cavale. La Cour suprême du Brésil vient en effet de rejeter son extradition à 6 voix contre 3, entérinant ainsi la décision de l’ancien président Lula, prise le dernier jour de son mandat. Archétype du héros romantique pour les Français, criminel lâche et fuyard pour les Italiens, Battisti, âgé aujourd’hui de 56 ans, sollicitera le ministère de la Justice en vue d’obtenir un visa de résident permanent au Brésil.
Ils ne sont pas si fréquents, les intellectuels qui défendent aujourd’hui la liberté d’expression, surtout lorsque les thèses développées sont opposées à leurs propres convictions.
Cet automne, au plus fort des émeutes urbaines à Lyon, notre sénateur-maire “créait de l’emploi” à Tokyo, ville où, de mémoire de geisha, on n’a encore jamais vu de “retourneurs de voitures”. Le voilà qui s’est envolé cet hiver sous le soleil de Satan, en délégation officielle en Tunisie, ainsi que nous le révélions le 8 février sur notre site Internet.
“Posez-moi une question sensée et vous aurez une réponse sensée”, a lancé le sénateur et co-président du Parti de gauche à notre confrère de TLM. Allons-y donc pour dix questions sensées. Que nous serons heureux de poser à Monsieur Mélenchon dans nos studios lors de son prochain passage à Lyon. Lequel peut aussi répondre par courriel. Nous nous engageons à publier ses réponses.
Humeur. Je ne comprends pas tous ces Français, de droite comme de gauche, qui tapent à bras raccourcis sur Ségolène Royal ! Invitée de Patrick Cohen ce matin sur France Inter, elle a une fois encore illuminé ma journée.
C’est un sévère rappel de principe que vient de faire la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) : le procureur, en France, n'est pas une autorité judiciaire indépendante, a-t-elle estimé. Voilà en tout cas un dossier épineux pour le nouveau ministre de la Justice et des Libertés Michel Mercier, alors que la réforme de la garde à vue sera examinée au Parlement avant la fin de l’année.
Dans un éditorial -non signé- paru à la une du Monde daté du mardi 23 novembre et intitulé “Le pape, la sexualité et les lois de l’Église”, le journaliste semble découvrir une prétendue évolution de Benoît XVI sur le préservatif, à l’occasion de la publication d’un livre d’entretiens, livre dans lequel le souverain pontife affirme : “Dans certains cas, quand l’intention est de réduire le risque de contamination, cela peut (…) être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement”.
“Chiraquisé et impuissant” lâchent les uns, “pragmatique et réaliste” répondent les autres. Difficile pourtant d’affirmer que “le Sarkozy nouveau est arrivé” et qu’il s’est enfin “présidentialisé”, tant les Français sont restés sur leur faim. Quel cap et quelle vision pour notre pays, après 90 minutes “d’interview” ? Nous n’en saurons rien pour ainsi dire.
Alors que Michel Mercier venait tout juste d’être nommé ministre de la Justice et des Libertés, nous avons appris lundi en fin de matinée, après un certain cafouillage, que le volet le concernant dans l’affaire Rhônexpress (lire ici) avait été classé sans suite par le parquet général de Lyon. Lequel nous avait pourtant assuré quelques minutes plus tôt que la nomination de Michel Mercier "ne changerait rien aux investigations en cours."
Le gouvernement Fillon III est enfin constitué. Certes, le Premier ministre reconduit voit sa légitimité renforcée, tout au moins dans l’opinion. Pour autant, c’est un gouvernement très politique, dont le rôle principal -voire unique- sera d’assurer la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012.
Suite à notre enquête sur les relations entre les collectivités locales et la presse régionale, parue dans le numéro de novembre de Lyon Capitale, nous avons fâché tout rouge notre excellent confrère Gérard Angel. Et pour cause. Dans le tableau publié page 31, faisant état du nombre de pages de publicités publiques, nous avons relevé par erreur 87 pages pour Les Potins d’Angèle, alors qu’en réalité l’hebdomadaire satirique n’a bénéficié que de 61 pages sur la période concernée (du 1er janvier 2009 au 31 mai 2010).
La vie est injuste avec les Grands de ce Monde. Depuis des années, Gérard Collomb, qui se définit à tout bout de champ comme “un maire sécuritaire”, nous rebat également les oreilles avec ses formules grandiloquentes, “Modèle Lyonnais”, "Lyon Grande Métropole Européenne”, "Lyon Rayonnement International” et au moment même où la capitale des Gaules devient enfin The Center of the World, il n’est pas là pour applaudir et en récolter les fruits. Le New York Times, le Washington Post, El Pais, Die Welt, The Australian, le Corriere della Serra, The Independent, toutes les télés et toutes les radios de tous les pays mettaient à leur “une” notre bonne vieille ville… Et toujours pas de Gérard. Mais où se cachait-il ?

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