Programmé pour la première fois à la Maison de la danse avec Davaï Davaï…, Brahim Bouchelaghem fait danser – à sa manière – de jeunes danseurs russes, champions du monde de hip-hop. Une belle rencontre !
Dans le dernier numéro de Lyon Capitale, on soulignait à quel point la peinture de Robert Combas est une peinture qui divise. Elle oppose, d’un côté, les inconditionnels de Combas – et ils sont nombreux, à en juger par les chiffres de fréquentation de son expo au musée d’Art contemporain – qui voient en lui un génie dénigré, et de l’autre ceux qui n’apprécient guère ce genre de peinture bavarde et criarde. L’auteure de ces lignes fait clairement partie de la deuxième catégorie.
Après le festival Puccini Plus et ses “petits” opéras en un acte, l’Opéra de Lyon semble nous suggérer le plat de résistance avec Parsifal : 5 heures et demie (avec les entractes) !
Parsifal. Du 9 au 25 mars, à l’Opéra de Lyon.
Alain Chabat + Jamel Debbouze + Marsupilami de Franquin = équation parfaite ? Rien n'est moins sûr. Après Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, Alain Chabat tente une nouvelle fois d'adapter un monument de la bande dessinée franco-belge. Honnête, l'entreprise a pourtant du mal à se sublimer.
Très attendu avec Christoffa, sa première grande pièce, le chorégraphe lyonnais Davy Brun réussit à nous transporter dans un univers chorégraphique peu commun et d’une sensualité extrême.
Le musée d’Art contemporain organise, du 24 février au 15 juillet, la première grande rétrospective du peintre français Robert Combas. Explorant le lien entre peinture et musique rock, qui anime incontestablement son art, l’exposition “Greatest Hits” rassemblera 400 œuvres, des pièces historiques jusqu’aux dernières créations, sorte de tableaux vivants illustrant les morceaux composés par Combas himself avec son groupe Les Sans Pattes.
Il est de ces artistes trop peu exposés en France, qui mériteraient pourtant qu’on s’attarde davantage sur leur travail. L’IAC de Villeurbanne a eu la bonne idée de proposer ses cimaises à l’artiste danois, pour sa première grande rétrospective en France. Elle ferme dimanche !
Les années ont beau passer, on ne parvient pas à se lasser de Nada Surf. Beaucoup ne retiennent du groupe que le mythique Popular, portrait sans concession du système de castes à l’œuvre dans la jeunesse américaine. Depuis, le groupe s’est fait plus discret mais a pourtant sorti une pléiade d’albums, certes moins tonitruants que leurs tubes mais tous plus impeccables les uns que les autres. L’archétype du groupe qui vieillit bien.
Dan Jemmett a l’art d’apporter aux textes qu’il choisit l’excentricité, le nonsense et l’ironie caustique qui les rendent jouissifs. Avant de retrouver sa version de La Comédie des erreurs au Toboggan, voici sa mise en scène d’Ubu enchaîné de Jarry. Dans le rôle-titre, la star Cantona.
Le Toboggan a la belle idée de nous faire découvrir Sylvain Groud, ancien danseur phare de Preljocaj, aujourd’hui chorégraphe. Il n’est jamais venu à Lyon et on a hâte de le découvrir, tant il semble porté par un vrai désir de regarder l’autre et de casser les barrières de l’espace danse. Son travail près des gens, dans la cité, à l’hôpital ou en maison de retraite, démontre que son art ne cherche jamais à réduire l’autre à une catégorie, abordable ou pas, mais qu’il est fait de questionnements et d’expérimentations.
M. Électro à Lyon. Pour tout fan du bonhomme, c’est devenu comme un verre de bojolpif ou une bonne andouillette AAAAA. On ne s’en lasse pas, et visiblement lui non plus.
Samedi 11 février, à 22h30, au Ninkasi Kao.
Très rare en concert, Michel Cloup (Diabologum, Expérience) est ce vendredi au Clacson, suite à la parution de son premier album solo, Notre silence.
DERNIER JOUR - Alberto Moravia n’est pas le seul à avoir écrit sur le mépris – un sentiment humain particulièrement répandu, dès lors qu’on le traque dans les couches dites supérieures de la société. C’est ce qu’a aussi fait Didier-Georges Gabily, dans sa pièce TDM3, Théâtre du Mépris 3. Le dramaturge s’approprie la situation de départ du livre de Moravia – dont Godard fit le film que l’on sait –, confrontant un écrivain, un producteur, un réalisateur et une jeune femme qui vend ses charmes… Mais, au quatuor, il adjoint un cinquième larron, SDF, qui vient bousculer leurs certitudes. Gilles Chavassieux met en scène la pièce de Gabily avec une distribution de choix.
TDM3. Ce lundi 6 février, à 20h, aux Ateliers.
Comparé à Bob Dylan et surtout à Van Morrison, Ben Howard est le nouveau petit prodige du folk anglais, qui ne devrait pas tarder à truster un maximum d’awards. Un folk habité qui serait totalement frissonnant s’il n’avait par moments quelques accents james-bluntiens légèrement agaçants. Reste un talent de composition à suivre de près, histoire de voir dans quel sens tout cela va évoluer.
Mardi 7 février, à 19h30, au Ninkasi Kao.
Sur son dernier album, le chanteur breton – légèrement ronronnant sur ses précédents opus – a décidé d’opter pour une démarche contradictoire. Chansons ordinaires est en réalité son disque le plus rock. Noyé sous les marées de guitare et des rythmiques tachycardes, le Brestois n’avait pas semblé autant à son aise depuis fort longtemps. Comme si la testostérone injectée à sa musique avait également musclé ses textes. On a hâte de voir le résultat sur scène.
Miossec + Joseph d’Anvers. Mardi 7 février, à 19h, au Transbordeur.
Attendu avec une grande impatience, le Cedar Lake Contemporary Ballet rate sa première venue à Lyon tout en révélant des danseurs américains de haut niveau !
ÉVÉNEMENT – Programmé par le théâtre de la Renaissance, Histoire du soldat, une pièce de Charles-Ferdinand Ramuz mise en musique par Igor Stravinsky, n’est pas seulement un événement attendu. C’est aussi une première : Thomas Fersen monte pour l’occasion sur les planches non pas comme chanteur mais comme comédien.
Un triptyque, trois diptyques, six actes d’opéra, trois metteurs en scène et quatre compositeurs : loin de brouiller les cartes, l’Opéra de Lyon s’applique à éclairer l’auditeur. Confronter les œuvres, encore et toujours, et “faire dialoguer les modernités musicales du XXe siècle.”
À voir et à revoir, la reprise de Mariana par Maryse Delente au centre culturel Théo-Argence.
Dans la lignée du Carton jaune de Nick Hornby, Laurent Cachard s'inspire du sport pour un roman sur le destin et la portée dans le monde réel d'un geste symbolique.
BREVES culture
Il y a deux gros bals folk ce soir et samedi....
Si vous aimez l'humour d'Alain Chabas et de jamel, vous allez rigoler. Allez-y !...
Devinette
qu'est-ce?
une nouvelle aventure dans l'espace temps.Point barre
